Ta Voix est profonde comme l'univers est vaste
Telle une jarre remplie à n'en plus pouvoir
Qui déverse sur le sol son eau,
Tu déverses sur moi tes mots.
Parmis les mots créés pour te qualifier,
"Singularité" est le premier.
Une pointe de folie, un nuage de douceur,
Un grain de plaisir pour des siècles de douleur.
Elle évoque en moi la froideur des mois de décembre,
Froideur qui anesthésie et enveloppe chacun de mes membres.
Et m'emporte...
Au bout de chacun de ces voyages
Se révèlent à moi de magnifiques paysages.
Le sol y est dur comme le ton de Ta Voix.
Les montagnes hautes et épaissent,
Symboles de la distance entre nous que,
Pour mon déplaisir, tu t'obstines à entretenir.
Un filet d'eau y coule doucement
Tels les sons glissant de ta bouche avec parcimonie.
Ta Voix n'est pas rapide,
Là est son charme.
Mais sa rareté est réèlle,
C'est là tout son mal.
Car entre chaque mot prononcé
Des lunes il me faudra patienter.
Oh, si tu savais !
Le désenchantement qui m'envahit
Lorsque de ton absence tu me gratifies !
Ainsi je passe des lunes à t'attendre
Pour espérer pouvoir te réentendre.